Commotion cérébrale : comprendre les symptômes et favoriser la récupération

Une commotion cérébrale peut survenir à la suite d’un coup à la tête, mais aussi lors d’une chute ou d’un impact provoquant une accélération importante de la tête et du cerveau.

Les symptômes peuvent apparaître immédiatement ou évoluer dans les heures qui suivent. Ils ne se limitent pas aux maux de tête : une commotion peut également affecter l’équilibre, la vision, la concentration, le sommeil, l’énergie et la tolérance à l’effort.

Des symptômes qui peuvent varier d’une personne à l’autre

Après une commotion, on peut notamment observer :

  • maux de tête;
  • étourdissements ou troubles de l’équilibre;
  • nausées;
  • sensibilité à la lumière ou au bruit;
  • fatigue inhabituelle;
  • difficulté à se concentrer ou à mémoriser;
  • sensation de ralentissement;
  • troubles du sommeil;
  • douleur ou raideur cervicale.

Toutes les personnes ne présentent pas les mêmes symptômes et leur évolution peut être très différente.

Quand consulter rapidement?

Après un traumatisme à la tête, certains signes nécessitent une évaluation médicale urgente, notamment :

  • un mal de tête qui s’intensifie…
  • des vomissements répétés…
  • une somnolence inhabituelle…

En présence de l’un de ces signes après un traumatisme crânien, une évaluation médicale immédiate est indiquée.

Le repos complet n’est plus recommandé

Pendant longtemps, on conseillait aux personnes ayant subi une commotion de se reposer complètement jusqu’à la disparition des symptômes.

Les recommandations ont évolué.

Après une courte période de repos relatif d’environ 24 à 48 heures, une reprise progressive des activités quotidiennes et d’une activité physique légère, comme la marche, est généralement encouragée lorsqu’elle est bien tolérée.

L’objectif n’est pas de provoquer les symptômes ni de les ignorer, mais de retrouver graduellement ses activités en fonction de leur évolution.

Le retour au travail, aux études et au sport doit lui aussi être adapté à la situation de chaque personne. Les activités comportant un risque de chute, de collision ou d’un nouvel impact à la tête doivent être évitées jusqu’à ce qu’un retour sécuritaire soit établi.

Quand certains symptômes persistent

La récupération après une commotion est généralement favorable, mais certaines personnes présentent des symptômes qui persistent.

Il devient alors important de déterminer quels systèmes contribuent encore aux symptômes.

Par exemple, des maux de tête, des étourdissements ou une sensation d’instabilité peuvent parfois être associés à des composantes cervicales, vestibulaires ou oculomotrices.

Les recommandations actuelles accordent donc une place importante à une évaluation individualisée et, lorsque nécessaire, à une réadaptation ciblée.

Quelle place pour l’ostéopathie?

Après un traumatisme, la région thoracique et cervicale peuvent elles aussi avoir été sollicitées. Des douleurs au cou, des limitations de mouvement ou certains types de maux de tête peuvent ainsi accompagner la commotion.

Dans ce contexte, l’ostéopathie peut s’intéresser à la composante musculosquelettique, particulièrement cervicale, lorsqu’elle est présente.

Lorsque des symptômes vestibulaires, visuels, cognitifs ou liés à l’effort persistent, une prise en charge auprès de professionnels ayant une expertise en commotion cérébrale peut être nécessaire. Une approche multidisciplinaire est parfois indiquée.

Une récupération active et progressive

Les connaissances sur les commotions cérébrales ont considérablement évolué au cours des dernières années.

Plutôt que d’attendre passivement la disparition complète de tous les symptômes, l’approche actuelle favorise une récupération progressive et individualisée, en tenant compte de la tolérance à l’activité et des différents systèmes pouvant contribuer aux symptômes.

L’objectif demeure le même : permettre un retour sécuritaire aux activités quotidiennes, au travail, aux études et éventuellement au sport.

Consulter le site de l’INESSS pour en savoir davantage.

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